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Lendemain de soirée

Hier soir on a eu une soirée chez Théo, avec un de ses potes, Lou, Kacey et Volkan. C’était plutôt sympa, mais au final boire n’a fait que me déprimer. Volkan m’a raccompagné chez moi avec le chien pour que ça me serve d’alibi pour rentrer sans me prendre d’amende si jamais nous nous faisions contrôlés.

C’était sympa au début, on rigolait bien et on se disait encore à quel point c’était cool qu’on puisse être encore autant complices en étant de exs. Et je ne sais pas pourquoi, je lui ai avoué que je n’avais jamais jouis, avec personne. Que j’avais toujours simulé, même avec lui.

Ça a carrément changé d’ambiance. Je n’aurai peut-être pas dû l’avouer. Je lui ai dit que ça ne changeait rien à tout le reste. Que j’avais toujours aimé le sexe, la preuve puisqu’on baisait tous les jours et même plusieurs fois, pendant quatre ans. Que tout le reste était vrai, juste que je ne pouvais pas aller jusqu’au bout. Que y avait qu’avec moi-même que j’atteignais l’orgasme. Que c’était surtout pas lui le problème (preuve est que ça se passe bien pour les autres filles avec qui il a eu des rapports), que c’était moi et uniquement moi.
Mais pour lui, si, c’était grave. C’était une sorte de mensonge. Je comprends. Et d’un autre côté, pas vraiment. Merde quoi, on parle vraiment de cette sensation qui dure à peine six secondes ? C’est putain de que dalle. Il m’a dit que j’aurai pu lui dire dès le début. Je lui ai répondu que ça aurait pas été aussi cool de le faire en sachant qu’il pouvait pas me donner de plaisir, enfin, pas à son paroxysme du moins.

Bref. J’en ai rien à foutre de ça. Je me suis réveillée vers 13 heures. Robin et Kacey sont passés essayer de réparer ma porte. Elle est démolie. Je suis déprimée.